Le site d’un courtier en crédit immobilier n’est pas un site vitrine comme les autres. Dès qu’il affiche un taux, un simulateur ou un baromètre, il fait de la publicité pour du crédit, et le code de la consommation encadre précisément ce qu’il doit dire. Voici les vingt points que je vérifie sur le site d’un courtier, avec pour chacun le texte de référence. La liste sert au courtier qui veut un site en règle, comme au développeur qui le construit.
Avant de commencer
Ce guide est une information, pas un conseil juridique. Les articles cités sont ceux en vigueur au 18 octobre 2026, vérifiés sur Légifrance. En cas de doute sur votre situation (mandataire, réseau, activité d’assurance), demandez à votre association professionnelle ou à un avocat.
Cochez chaque point validé : votre score s’affiche sous la liste et reste enregistré sur cet appareil.
1. Qui édite le site (points 1 à 4)
2. Le statut d’intermédiaire (points 5 à 8)
3. Dès qu’un taux apparaît (points 9 à 14)
Le code de la consommation s’applique à toute publicité pour un crédit immobilier, quel que soit le support (art. L313-4). Une page qui affiche un taux, un coût ou une mensualité en est une.
4. Simulateurs et baromètres (points 15 et 16)
5. Le formulaire et les données (points 17 à 19)
6. La réforme du 20 novembre 2026 (point 20)
L’ordonnance n° 2025-880 du 3 septembre 2025 transpose la nouvelle directive européenne sur le crédit aux consommateurs. Elle entre en vigueur le 20 novembre 2026. Le crédit immobilier change peu, mais beaucoup de courtiers proposent aussi du rachat de crédits ou du prêt travaux.
Pour le développeur : centraliser
Le piège classique, c’est la mention écrite en dur dans dix pages : le jour où la loi change, on en oublie trois. Sur un site de courtier, je range toutes ces informations dans un seul fichier de configuration (ORIAS, médiateur, assureur, exemple représentatif, mentions par type de crédit), et le build échoue si un champ légal est vide. Aucune page ne part en ligne avec un « à compléter ».
En résumé
Il vous reste des points non cochés ? Commencez par ceux de la partie 3 : ce sont eux qui exposent le plus. Si vous créez des sites de courtiers, je prépare un template qui intègre déjà ces vingt points, avec les simulateurs : inscrivez-vous à la liste d’attente pour être prévenu de sa sortie.
Sources
- Code de la consommation, art. L313-3 : délai de réflexion (Légifrance)
- Code de la consommation, art. L313-4 : contenu de la publicité (Légifrance)
- Code de la consommation, art. L313-5 : formulations interdites (Légifrance)
- Code de la consommation, art. R313-2 : exemple représentatif (Légifrance)
- Code de la consommation, art. L322-2 : mention « Aucun versement » (Légifrance)
- Ordonnance n° 2025-880 du 3 septembre 2025 relative au crédit à la consommation (Légifrance)
- Mentions obligatoires sur un site internet (Service Public)
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